Alien Sex Fiend

Alien Sex Fiend
Alien Sex Fiend est un groupe de rock issu de la mouvance Batcave, du nom d'un club Londonien célèbre, au début des années 80. Ce groupe mène une carrière exceptionnellement longue, étant toujours en activité au début du XXIe siècle.

S
ommaire
1
Formation
2 O
rientations
3
Discographie
3
.1 Albums
3.2
Maxi singles (M), Singles (S), Mini-CDs (MCD)
3.3
Vidéos
3.
4 Cassettes live et chutes de studio
4
Liens externes



Formation
Le
noyau du groupe est constitué de Nik Fiend et Mrs. Fiend, sa compagne. À ses débuts, le groupe comprenait un batteur, Johnny Ha-Ha et un guitariste, Yaxi High-rizer. Le batteur a quitté le groupe dès le troisième album studio, au profit de la boîte à rythmes gérée par Mrs.Fiend. Ultérieurement, Yaxi quitte le groupe, et deux nouveaux musiciens apparaissent: Rat Fink Jr et Doc Milton.


O
rientations
T
out en étant né au creux d'une vague gothique, Alien Sex Fiend s'en est toujours démarqué en ne prenant pas au sérieux l'aspect sombre du mouvement, mais au contraire en utilisant l'autodérision et l'excès sur les traits caractéristiques de ce mouvement. Tout au long de sa (longue) carrière, il a réussi à créer un monde musical et théâtral, inspiré du cinéma d'horreur de série B et indépendant des modes, à l'instar d'un autre grand groupe anglais, mais d'un tout autre genre, Hawkwind. Il en reprendra d'ailleurs un des plus célèbres morceaux, Silver Machine. À la différence de celui-ci, il n'est pas le siège d'un grand va-et-vient de musiciens, Nik Fiend et Mrs. Fiend ayant travaillé en milieu assez fermé, occasionnellement seuls. Alien Sex Fiend revendique une influence d'Alice Cooper, dont ils reprennent un grand classique, Schools Out. Nik Fiend montre d'ailleurs une certaine ressemblance physique (lorsqu'il n'a pas de maquillage, c'est-à-dire rarement) avec ce légendaire provocateur.


Discographie

Albums [modifier]
Who's Been Sleeping In My Brain, 1983
Ac
id Bath, 1984
Liquid Head In Tokyo, 1985
Ma
ximum Security, 1985
It,
1986
Bey
ond Good And Evil (83 - 86), 1987
Here Cum Germs, 1987
All
Our Yesterdays, 1988
An
other Planet, 1988
Too Much Acid ?, 1989
Cu
rse, 1990
Open
Head Surgery, 1992
Alte
red States Of America, 1993
I
nferno - The Odyssey Continues, 1994
The
Legendary Batcave Tapes, 1994
Noc
turnal Emissions, 1997
T
he Batcave Masters, 1998
Info
rmation Overload, 2003

Maxi singles (M), Singles (S), Mini-CDs (MCD)
I
gnore / The Gurl / I'm Not Mad, M, 1983
Lips
Can't Go / Drive My Rocket / 30 Seconds Coma, M, 1983
Lips
Can't Go / Drive My Rocket, S, 1983
R
I P / New Christian Music / Crazee, 10" M, 1984
Dea
d And Buried / Attack / Ignore Dub, M, 1984
New Christian Music Remix / Rip Blue Crumb Truck / Rip dub, M, 1984
E
.S.T. / Boneshaker Baby / I'm A Product (Live), M 11", 1984
Est
/ Boneshaker Baby, S, 1984
Ri
p / New Christian Music, S, 1984
I
gnore Elctrode Mix / The Gurl / Ignore Dub, M, 1985
Max
imum Security/ /In And Out/Backward Beaver, M, 1985
I
Walk The Line / Schools Out / Here She Comes / Can't Stop Smoking, M, 1986
Smel
ls Like . . .Shit Mix #1 / Bugging Me / Smells #2, M, 1986
I Walk The Line, S X 2, 1986
Here Cum Germs, M, 1987
Hurricane Fighter Plane / It Lives Again / / Other Mixes, M, 1987
Stuf
f The Turkey, M, 1987
Th
e Impossible Mission, MLP, 1987
Ba
tman Theme, M, 1988
Bun
Ho !, M, 1988
Haunted House, M, 1989
N
ow I'm Feeling Zombiefied, M, 1990
Zomb
ified/Zombie Dub/Bim/Bleed Dub, MCD, 1990
Ma
gic, M, 1992
I
nferno, M, 1994
Evo
lution, 12"

Vidéos
Li
quid Head In Tokyo, 1985
A Purple Glistener
Edit

Ca
ssettes live et chutes de studio
Artificial Eye 1983, 1983
Liv
e London 25/11/83, 1983
Turn The Monitors Up (Live Usa+Uk 83/84), 1983
H
Palais 12/8/85 (+Sex Gang Children), 1986
St
udio Out-Takes + Live 86, 1986
Ber
lin 1991, 1992
Hamb
urg 1991, 1992
The
Lew The Mad The Ugly

# Posté le vendredi 20 avril 2007 09:16

Bauhaus

Bauhaus
Le groupe britannique Bauhaus est un des tous premiers groupes importants de la scène Batcave (club londonien) et post-punk, qui a donné naissance au rock gothique, un groupe majeur du mouvement avec Sisters of Mercy et Virgin Prunes.

En quelques titres dont Bela Lugosi's dead, She's in parties, Passion of Lovers, ils se sont imposés comme l'un des groupes les plus étonnants et novateurs de la scène rock britannique, grâce, notamment à leur puissance scénique, à la voix et au charisme de Peter Murphy et à une musique habitée incorporant des éléments de glam rock et de théatralité cf David Bowie.

Formé à Northampton en 1978, leur premier album "In The Flat Field" est salué par la critique, qui n'hésite pas à les mettre à la hauteur de Joy Division ou de The Cure avec un rock plus hargneux, plus énergique et au jeu de scène plus théâtral.

En 1981, sort l'album "Mask" où la palette musicale de Bauhaus s'élargit. Le groupe s'essaie même à des morceaux nettement plus pop comme passion of lovers ou kick in the eye.

Le live de 1982, "Press the eject and give me the tape" retranscrit bien l'énergie et la qualité des prestations live du groupe.

Après deux autres albums, "The Sky's Gone Out" et "Burning From The Inside", le groupe se sépare en 1983.

Le groupe s'est reformé en 1998 pour la tournée « Resurrection Tour », quelques dates sold-out à New York et en Europe qui ont donné naissance au DVD "Gotham".

Les quatre membres originels de Bauhaus ont des carrières qui se poursuivent, notamment Peter Murphy qui a sorti environ sept albums solo.

En 2005, le groupe s'est à nouveau reformé et a effectué une tournée européenne.

Membres:

Peter Murphy : chant
Daniel Ash : guitare, saxophone
David Jay : guitare basse
Kevin Haskins : batterie

Discographie

ALBUMS STUDIO

In the Flat Field (1980) (4AD)
Mask (1981) (4AD)
The Sky's Gone Out (1982) (Beggars Banquet)
Burning from the Inside (1983) (Beggars Banquet)

ALBUMS LIVE ET COMPILATIONS

Press the Eject and Give Me the Tape (live album) (1982) (Beggars Banquet Records|Beggars Banquet)
1979-1983 (1985) (Media Date Label)
Swing The Heartache : The BBC Sessions (1989) (Media Date Label)
Rest In Peace : The Final Concert (1992) (Media Date Label)
Live In Studio (1979) (Media Date Label)
Crackle - Best Of Bauhaus (1998) (Media Date Label)
Gotham (1999)(Metropolis Records)
Fillmore San Francisco CA 31.10.05 (2005) (Instant Live / Ryko)
Nokia Theatre New York NY 11.11.05 (2006) (Instant Live / Ryko)
Nokia Theatre New York NY 12.11.05 (2006) (Instant Live / Ryko)
Orpheum Theatre - Boston, MA. - 13/11/05 (Instant Live / Ryko)
SF Weekly Warfield - San Francisco, CA. - 26/10/05 (Instant Live / Ryko)
Wiltern LG - Los Angeles, CA. - 28/10/05 (2006) (Instant Live / Ryko)
Wiltern LG - Los Angeles, CA. - 29/10/05 (2006) (Instant Live / Ryko)
Wiltern LG - Los Angeles, CA. - 30/10/05 (2006)(Instant Live / Ryko)
SINGLES-MAXIS

Bela Lugosi's Dead (single) (1979) (Small Wonder)
Dark entries (1980) (Beggars Banquet)
Terror Couple Kill The Colonel (1980) (Beggars Banquet)
Telegram Sam (1980) (Beggars Banquet)
Kick In The Eye (1981) (Beggars Banquet)
The Passion Of Lovers (1981) (Beggars Banquet)
Searching For Satori EP (1982) (Beggars Banquet)
Satori In Paris (1982) (Beggars Banquet)
Spirit (1982)(Beggars Banquet)
Ziggy Stardust (1982) (Beggars Banquet)
Lagartija Nick (1982) (Beggars Banquet)
Bauhaus EP (1982) (Beggars Banquet)
She's In Parties (1983) (Beggars Banquet)
The Sanity Assassin (1983) (Beggars Banquet)
4AD ep (1983) (4AD)
The Singles 1981-1983 (Beggars Banquet)

# Posté le vendredi 20 avril 2007 09:21

Christian Death

Christian Death est un groupe de Death Rock fondé en 1979, sur la côte ouest américaine, par le chanteur, poète, écrivain et compositeur Rozz Williams.

Bien que peu connu en France, le groupe y connut son quart d'heure de gloire grâce au label L'Invitation Au Suicide, créé à Rouen par Yann Farcy.

L'album majeur reste Only Theatre of Pain, sorti en 1982. On y trouve, entre autres perles noires, marquées par le courant post-punk californien, le tube "Romeo's distress". Suivront Catastrophe Ballet et le ep Deathwish correspondant aux chutes de studio d'Only Theatre of Pain. Tension, énergie sombre, douleur et poésie parnassienne... autant de traits marquants de cette trilogie fondatrice d'un mouvement gothique américain naissant.

Par la suite, Rozz décidera de quitter le groupe, Valor reprenant alors le nom... et bien sûr la chanteuse et claviériste Gitane DeMone. Le premier album du "nouveau" Christian Death , sorti en 1986, marquera les esprits : "Atrocities", comme cette opération à c½ur ouvert illustrant la jaquette, lumière blafarde du bloc opératoire sur un inévitable fond noir. Suivra l'album: "Sex & Drugs & jesus christ" en 1988, qui commence à se perdre dans les provocations faciles et les lourds riffs de guitare tout droit venus de la planète Hard-rock. Rozz de son côté, après avoir à nouveau utilisé le nom de Christian Death, scindant quelque peu les fans en deux, s'illustre dans plusieurs projets, dont le plus que respectable Shadow's Project, accompagné de Eva O, sa compagne depuis les débuts de l'aventure californienne. C'est l'occasion pour lui de revenir aux sources, comme l'illustre sa reprise du Holy Holy de David Bowie. Après différentes expériences mystiques, Rozz s'isole et finira par se suicider en 1998, ne laissant aucune lettre pour expliquer son geste. Le Christian Death de Valor semble toujours être en activité, écumant la scène du rock plus ou moins satanique.
Christian Death
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# Posté le vendredi 20 avril 2007 09:27

joy division

Joy Division est un groupe de rock post-punk anglais formé en 1977 à Manchester, chef de file du courant cold wave. Il se dissout en mai 1980 après le suicide de son chanteur, Ian Curtis. Les trois membres restants du groupe ont formé New Order quelques mois plus tard.Plus de 20 ans après sa disparition Joy Division reste une comète majeure du rock anglais par la puissance souterraine de sa musique, qui semble inaltérable.Tout le matériel existant et les premières démos ont eté réedités en CD et de nouveaux ouvrages paraissent régulierement sur le groupe.


Origine du nom
Le premier nom du groupe était Warsaw (transcription anglaise de Varsovie, en référence au titre Warszawa de David Bowie, sur l'album Low). Le nom Joy Division est quant à lui une référence au nom donné durant la Seconde Guerre mondiale aux groupes de femmes juives polonaises déportées, utilisées par les soldats de l'armée allemande comme des esclaves sexuelles, tel que le décrit le livre The House of Dolls, sorti en 1955.

À cause de ce nom ils furent accusés de sympathies néo-nazies. Bien qu'ils n'eurent de toute évidence rien à voir avec aucun mouvement d'extrême-droite, plusieurs éléments alimentèrent cette légende : la pochette intérieure du maxi-single An Ideal for Living (montrant une photo du ghetto de Varsovie), l'introduction de la chanson Warsaw, énumérant le numéro matricule de Rudolf Hess (31G-350125), criminel de guerre nazi emprisonné à Spandau, la mention de ce même Rudolf Hess au début de la version de At a Later Date enregistrée lors du concert à l'Electric Circus.

Après sa dissolution en 1980, le groupe devint New Order.


Historique

1976
Inspiré par un concert des Sex Pistols au Manchester Lesser Free Trade Hall le 20 juillet 1976, le guitariste Bernard Sumner (parfois désigné à l'époque par les pseudonymes Bernard Dicken, Bernard Albrecht ou encore Bernard Albrecht-Dicken) et le bassiste Peter Hook formèrent un groupe avec un ami, Terry Mason, qui joua de la batterie pendant une courte période. C'est par l'intermédiaire d'une annonce déposée dans un magasin de disques de Manchester qu'ils recrutèrent le chanteur Ian Curtis.


1977
Tony Tabac rejoint le groupe début 1977. Ils commencent alors à répéter de façon régulière mais n'ont toujours pas de nom. Juste avant leur premier concert à l'Electric Circus le 29 mai 1977, avec la participation des Buzzcocks et de Penetration, le groupe décida de s'appeler Warsaw, bien qu'ils soient apparus avant le concert sous le nom de Stiff Kittens, suggéré par Pete Shelley des Buzzcocks et Richard Boon. Après ce concert, ils abandonneront immédiatement ce nom pour celui de Warsaw.

Cinq semaines et une demi-douzaine de concerts plus tard, Tony Tabac est remplacé par le batteur punk Steve Brotherdale du groupe Panik. Le 18 juillet 1977, ils enregistrent The Warsaw Demo, qui regroupe cinq chansons d'influence punk.


1978
Le groupe joue son premier concert en tant que Joy Division le 25 janvier 1978. Ils joueront régulièrement dans le Nord de l'Angleterre cette année-là et enregistreront assez de chansons pour un premier album.


Constitution du groupe
Ian Curtis - voix, guitare
Stephen Morris - batterie
Peter Hook - guitare basse
Bernard Sumner - guitare et synthétiseur.

Discographie

45 tours et maxis
An Ideal for Living: Warsaw/No Love Lost//Leaders Of Men/Failures (Juin 1978, 7" EP, Enigma Records PSS 139, 1,000 copies; Sep. ou Oct. 1978, 12" EP, Anonymous Records, ANON 1, 1,200 copies)
Transmission/Novelty (Oct. 1979, 7", Factory Records FAC 13; Dec. 1980, 12", Factory FAC 13.12)
Licht und Blindheit : Atmosphere/Dead Souls (Mar. 1980, 7", Sordide Sentimental SS 33022, 1,578 copies)
Komakino//Incubation/As You Said (Avril 1980, 7" flexi disk, Factory FAC 28, 10,000 copies anglaises, nombre de copies inconnu pour les USA w/ The Other Sound fanzine)
Love Will Tear Us Apart//These Days/Love Will Tear Us Apart version (Avril 1980, 7", Factory FAC 23; Juin 1980, 12", Factory FAC 23.12) UK #13
Atmosphere/She's Lost Control (Aout 1980, 12", Factory US FACUS 2)
The Peel Sessions diffusées le 14 février 1979: Exercise One/Insight//She's Lost Control/Transmission (Nov. 1986, 12" EP, Strange Fruit SFPS 013)
The Peel Sessions diffusées le 10 décembre 1979: Love Will Tear Us Apart/24 Hours//Colony/Sound Of Music (Sep. 1987, 12" EP, Strange Fruit SFPS 033)
Atmosphere/The Only Mistake (Jun. 1988, 7", Factory FAC 213-7)
Atmosphere/The Only Mistake/Sound Of Music (Jun. 1988, 12", Factory FAC 213)
Atmosphere/Transmission (live)/Love Will Tear Us Apart (Juin 1988, CD, Factory FACD 213)
Video 5 8 6 by New Order/As You Said (Jul. 1997, 12", Touch TONE 7.1)

Albums et rééditions
Unknown Pleasures, LP, Factory FACT 10, juin 1979
Closer, LP, Factory FACT 25, juillet 1980
Still (titres rares et enregistrements publics), 2 LP, Factory FACT 40, octobre 1981
Substance, Joy Division 1977–1980 (compilation de 45 tours et faces B), CD, Factory FACD 250, juin 1988
The Peel Sessions, LP, Strange Fruit SFRLP 211, 1990
Permanent (compilation), 1995
Heart & Soul, 4 CD, la (presque) totalité des titres, 1997
Preston 28 February 1980 (live)
Les Bains Douches 18 December 1979 (live)
Warsaw (premiers enregistrements)
Fractured Box Set (les enregistrements publics de Preston et des Bains Douche avec packaging spécial)
Re - Fractured Box Set (Preston + Les Bains Douche + un concert enregistré à Amsterdam + quelques produits dérivés, tirage limité)

Video
Here Are the Young Men (VHS, Ikon FACT 37V; Beta, Ikon FACT 37B, August 1982)
Punk (Compilation VHS. WEA/Warner, en association avec Granada TV, 4 509 91011-3. Réalisation 1992) Joy Divison joue "Shadowplay". Tiré de Granada Reports, Granada TV, 20 septembre 1978.
joy division
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# Posté le vendredi 20 avril 2007 09:33

killing joke

killing joke
Killing Joke est un groupe britannique rock, post-punk et metal industriel créé en 1978. Il est reconnu comme un des groupes les plus importants de la période post-punk/new wave de la fin des années 70 et du début des années 80. Il a fortement influencé des groupes comme Nirvana, Metallica, Ministry, Soundgarden et KoЯn, qui ont tous mentionné être redevables à ce groupe.

Jeremy “Jaz” Coleman, le chanteur et leader historique du groupe, joue des claviers et synthétiseurs, compose, et dirige cordes et orchestres. Avec ce dernier, le guitariste Geordie Walker est le seul autre membre permanent du groupe.

En 1994, Killing Joke sort l'album Pandemonium qui marquera et influencera profondément la scène du metal industriel. L'album est encore actuellement une référence dans ce style musical.

Leurs sons de guitare et de basse jouent beaucoup sur la distorsion, accompagnés par une batterie tantôt tribale et puissante, tantôt funky et dansante et des synthés typiques de la new wave. Le chant, selon les époques, joue sur des plages allant d'une douceur très mélodieuse au hurlement tribal.

Coleman partage son temps entre la composition d'½uvres symphoniques et le travail en studio et sur scène pour Killing Joke. Il a étudié de nombreuses cultures, vit actuellement entre Prague et la Nouvelle-Zélande et a développé une passion pour le folklore tchèque et la musique maori.


Historique

1978 : Les origines
La légende veut que Killing Joke soit né d'une rencontre dans une file d'attente de l'agence britannique pour la recherche d'emploi, le British Unemployment Office, à la toute fin de l'année 1978. Ce jour-là, Jeremy "Jaz" Coleman rencontre un ami et lui parle de ses aspirations musicales. En entendant le discours de Coleman, son ami lui glisse qu'il a quelqu'un à lui présenter, puis l'emmène à son appartement londonien où les attend le batteur Paul Ferguson. Selon Coleman, sans échanger un seul mot, ces deux-là réalisent qu'ils sont destinés à jouer ensemble une musique que Ferguson décrira plus tard comme « the sound of the Earth vomiting » — le son que ferait la Terre en vomissant.

Pour donner corps à leurs idées, Coleman et Ferguson font passer une annonce dans le journal musical Melody Maker, disant en substance : « Want to be part of the Killing Joke? Total Publicity - Total Anonymity - Total Exploitation », soit à peu près : « Vous souhaitez faire partie de la Blague qui Tue ? Publicité Totale - Anonymat Total - Exploitation Totale ». Peu de temps après, le guitariste Kenneth "Geordie" Walker et Martin "Youth" Glover les rejoignent et le groupe prend vie. Le nom provient d'une expression britannique faisant référence à une situation ou un événement paradoxal, ironique. Ils commencent alors à écrire et se produire en concert et gagnent rapidement une assez bonne réputation à travers Londres avec des morceaux comme Malicious Boogie, Wardance, Pssyche, Turn to Red, Nuclear Boy, et une reprise des Sex Pistols, Bodies. Selon Coleman, Killing Joke s'est formé autour d'intentions bien particulières : « définir l'exquise beauté de l'ère atomique en termes de style, de son, et de forme. »

Le groupe déménage et s'installe dans le quartier de Notting Hill Gate, pour y enregistrer le premier single du groupe, Almost Red, avec de l'argent emprunté à la petite amie de l'époque de Coleman. John Peel, impressionné par l'enregistrement, propose au groupe un passage dans son émission. Killing Joke devient l'un des groupes les plus populaires parmi ceux diffusés par ce biais, à la fin des années 1970. À la fin de l'année 1979, les membres du groupe signent avec Island Records, qui leur permet de créer leur propre label, Malicious Damage.


1979-1982 : Les années Malicious Damage
Après la sortie du 4 titres Nervous System / Turn to Red sur Malicious Damage par le biais d'E'G Records, Killing Joke sort son premier album, Killing Joke en 1979. La couverture est en noir et blanc, et il n'y a aucune mention des noms des membres du groupe. Saturé de nombreuses sonorités électroniques, de batterie tribale, de basse syncopée et d'un son de guitare rythmique unique à l'époque, l'album inclut le titre Change qui devient un standard des clubs des deux côtés de l'Atlantique. Ferguson dira à ce moment : « C'est de la musique agressive, ce n'est pas de l'amusement poli. Nous avons des titres dans les charts ici [aux États-Unis] et c'est un plaisir. Ca ne m'embête pas du tout d'entrer dans les meilleures ventes disco. Je pense que ça porte beaucoup d'espoir pour le monde. »

Les membres de Killing Joke écrivent tous les morceaux de leur album suivant, What's THIS for....! alors qu'ils sont déjà en studio. Selon Geordie, ce procédé s'est révélé difficile, puisque pour le premier album ils disposaient d'un an de travail d'avance avant l'enregistrement. Sorti fin 1981, l'album révèle un groupe focalisé sur le développement de son propre son. Depuis Madness, long de 7 minutes, jusqu'à Tension et Fall of Because, l'album continue dans le sillon tracé par le groupe, basé sur leur prédiction d'une fin prochaine de la raison et d'un retour à un type d'homme plus primitif. C'est aussi un bon indicateur de l'humour pervers qui se cache derrière Killing Joke. La couverture montre une mère de famille / touriste contemplant un champignon atomique, en contrepoint de paroles comme « I wonder who chose the color scheme? It's very nice! » (« Je me demande qui a choisi les couleurs ? C'est très joli ! »).


1982 : Pressions et dépression
À l'issue d'une tournée mondiale, Killing Joke s'aventure en Allemagne avec le producteur vétéran Conny Plank. Cette première collaboration avec un producteur extérieur au groupe donne Revelations, sorti en 1982. Nouveau travail anonyme, l'album comprend le hit Empire Song. Tout au long de cet album sont évoquées les pressions auxquelles le groupe est soumis, aussi bien dans un registre personnel et relationnel que de la part de l'industrie musicale. Land of Milk and Honey y fait directement référence ainsi : « Land of - better change your tune now, Milk and - oh so negative, Honey - and we're so content now, Land of Milk and Honey ». (« Pays de - vous devriez changer de tonalité, Lait et - oh, c'est si négatif, de Miel - voilà, on est bien contents, Pays de Lait et de Miel. »)

Incertain quant à la direction musicale à suivre, et confronté à la perspective d'une nouvelle tournée mondiale, le groupe craque et se sépare. Jaz, au bord de la dépression nerveuse, quitte le groupe pour se réfugier en Islande à la fin d'un concert, le soir de son anniversaire. Il choisit cette destination suite à la vision d'une imminente fin du monde, (a priori suite à un conflit nucléaire,) ses interlocuteurs mystiques souhaitant ainsi le mettre en sûreté. Geordie Walker le rejoint et ils enregistrent sur une brève période avec le groupe local Peyr tandis que Youth et Big Paul forment leur propre groupe, Brilliant, apparemment nommé ainsi à cause de la face B du single Empire Song. Cependant, avant que Brilliant ait eu le temps de sortir un album, Paul Ferguson quitte le groupe. Les critiques britanniques s'expriment assez vertement sur ces déboires, et Youth accompagné de divers collaborateurs sort finalement un single appelé That's What Good Friends Are For (littéralement « C'est pour ça que les amis existent »), appel du pied assez évident envers ses anciens camarades. Depuis sa retraite islandaise, Coleman rejette l'offre.


Le délicat tournant des années 80
Peut-être finalement motivé par le succès de Brilliant, Coleman rejoint Walker et Ferguson. Ils recrutent un bassiste alors inconnu, Paul Raven. Ils tournent en Europe et aux États-Unis au cours de l'année 1982, permettant ainsi à Raven de découvrir le monde de la scène. Plusieurs concerts à Toronto sont enregistrés pendant la tournée, donnant naissance au maxi "HA" - Killing Joke Live.

Killing Joke signe ensuite chez Polydor et amorce un virage sujet à controverse, la recherche d'un nouveau public pour leurs albums. Cette même demande de la part de Youth, quelque temps plus tôt, avait pourtant été ignorée. Le résultat, sorti en 1983, est l'album Fire Dances. C'est alors la première fois qu'apparaissent, dans un livret, les photos des membres du groupe. Présentant des styles musicaux plus variés, Coleman dira de cet album qu'il est « leur meilleur à ce jour » (comme il semble l'avoir dit de chaque nouvel opus) et Let's All Go (to the Fire Dances) est choisi comme single de lancement. L'album contient quelques bons morceaux devenus des classiques du groupe, comme Frenzy et Harlequin.

Le groupe semble à nouveau connaître une baisse de qualité cette même année avec la sortie du 45 tours Me or You.

Après un moment de silence, Killing Joke revient en 1984 avec une nouvelle paire de 45 tours, A New Day et Eighties, qui sont plus diffusés à la radio qu'aucun de leurs singles précédents. Jouant devant d'immenses drapeaux états-uniens et soviétiques, le groupe reprend les tournées et semble vouloir donner une image plus homogène, coordonnant les costumes noirs, avec pour Walker et Raven de grandes bottes en caoutchouc et métal à la Kiss.

Profitant du succès d'Eighties, le groupe sort l'album Night Time, enregistré à Berlin et comprenant la chanson Love Like Blood qui jette à nouveau du Killing Joke sur les pistes de danse des États-Unis et de l'Europe. Comprenant huit titres, dont Eighties, l'album permet d'entendre de très bons sons de claviers mélodiques, accompagnés d'un excellent travail de Walker à la guitare sur des morceaux comme Kings and Queens et Europe.

Sur leur sixième album, Brighter than a Thousand Suns (« plus brillant qu'un millier de soleils », trouvant son nom dans une description japonaise de l'explosion nucléaire d'Hiroshima), le groupe s'offre un succès modeste. Le format des photos du groupe, pour sa part, s'agrandit. Coleman apparaît en couverture, les autres membres dans le livret. Les hits comme Adorations et Sanity sont peu diffusés, tandis que des morceaux tels que Chessboards et Rubicon gardent éveillé l'intérêt des puristes. Nous sommes alors en 1986.


1988 : problèmes artistiques et juridiques
Pendant l'enregistrement de ce qui devait être un album solo de Coleman, Virgin Records et E'G font main basse sur des démos enregistrées par Walker et Coleman seuls et projetent d'en faire un album de Killing Joke. Cela ressemble alors fortement à une tentative de priver les membres du groupe des revenus issus de leurs droits d'auteurs. En toute hâte, Coleman finalise les morceaux, et Outside the Gate sort en 1988. Qualitativement inégal, l'album reçoit un accueil très froid. Y figure America, trait sarcastique à destination d'un pays et d'une culture que Killing Joke avait semblé courtiser sur les deux albums précédents. Outside the Gate reste un intéressant témoignage de l'époque, avec par exemple Stay One Jump Ahead et son chant scandé façon rap. Peu de temps après la sortie de l'album, le groupe se sépare à nouveau S'ensuit un procès contre la maison de disques, qui ruine Killing Joke tant moralement que financièrement.


1989 : nouveau retour, nouveaux revers

Killing Joke revient toutefois sur le devant de la scène musicale en 1989. Afin de trouver une nouvelle maison de disques et de payer des frais de justice plutôt élevés, le groupe s'embarque pour une tournée états-unienne qui les mène de petit club en petit club. Ils effectuent une sélection de nouveaux morceaux, un nouveau batteur (Martin Atkins, un ancien de PIL et de Brian Brain) et un bassiste inconnu, Taif. La presse spécialisée britannique annonce originellement que le bassiste de la tournée sera Andy Rourke, ancien bassiste des Smiths. Celui-ci commence effectivement la tournée, mais est vite écarté pour d'obscures raisons. Dotée de moyens financiers très faibles, la tournée permet au groupe de retrouver leur technicien et ami de longue date, Fil, et le claviériste John Bechdel.

Malgré des conditions difficiles, le groupe joue des sets intenses au cours desquels défilent presque tous les nouveaux morceaux. Dans la région de New York, ils jouent trois fois de suite et tiennent conférence dans le quartier de Greenwich Village. Jaz profite de cette occasion pour pester contre l'industrie du disque, qui selon lui a « avalé, broyé et recraché » le groupe. Les fans sont invités à assister à ce discours, qui est filmé pour l'émission de MTV, 120 minutes. Coleman parle alors de racheter les droits sur le nom Killing Joke, qu'il partage alors avec Big Paul Ferguson, et s'exprime sur les difficultés que le groupe a traversées. Il semble qu'en effet bien peu de directeurs artistiques se soient déplacés pour les voir sur scène lors de cette tournée.


1990-1991 : L'héritage d'Extremities

Jazz Coleman sur la scène du Metro, Chicago, Illinois (USA) en 1991.À partir de là, Killing Joke tente une approche de la popularité par la base. Ils créent l'Organization of the Distant Island Chapter - groupe de fans basé dans la ville de résidence d'Atkins, Chicago, et qui se charge de vendre des T-shirts, badges et autres autocollants à l'effigie du groupe. Ils proposent également la cassette vidéo d'un concert à Miami et sortent sur vinyle l'album The Courtauld Talks, conférence sur fond musical ayant pour thème central l'occultisme.

Finalement, le groupe signe pour un seul album avec le label Noise Entertainment, filiale du conglomérat allemand BMG, qui pense que Killing Joke cherche à se faire une place sur le marché de la musique alternative. S'ensuit la sortie de l'album, Extremities, Dirt & Various Repressed Emotions. Reflet d'un état d'esprit désespéré, Extremities ... est une avalanche de dégoût, de colère et de sarcasmes. Le groupe a, depuis, renoué avec succès avec cette formule. S'ensuit une brève série de concerts en Europe et aux États-Unis avec Raven à la basse, puis le calme plat.


1992 : Rupture et projets personnels

La présence de deux fortes personnalités au sein du groupe entraîne de fréquentes tensions, jusqu'à une nouvelle dispersion des membres. Dans ce qui a été considéré comme une tentative de la part d'Atkins de débarrasser Killing Joke de Coleman, le batteur invite Raven, Walker, Ferguson, le claviériste Bechdel et le chanteur Chris Connelly à le rejoindre sur son label Invisible Records pour enregistrer sous le nom de Murder, Inc. Enregistré au Minnesota, l'album est enrichi du son inimitable de Geordie Walker, avec Atkins et Ferguson en guise de contrepoids. Le groupe se sépare sans jamais avoir tourné pour promouvoir le travail en studio.

Au cours des quelques années suivantes, les membres de Killing Joke se recentrent sur d'autres activités artistiques. Coleman, de son côté, sort un album teinté de musique populaire d'inspiration égyptienne, en collaboration avec Anne Dudley d'Art of Noise : Songs from the Victorious City. Mettant à profit sa formation en direction d'orchestre symphonique, il travaille à ses propres compositions dans ce style et s'installe en Nouvelle-Zélande. Walker se marie et s'installe dans la ville de son épouse, Detroit. Après une audition réussie visant à remplacer le guitariste fraîchement expulsé de Faith No More, Jim Martin, il décide d'abandonner cette opportunité. Paul Raven fonde The Hellfire club, puis rejoint les rangs du groupe de metal new-yorkais Prong. Martin Atkins, pendant ce temps, tourne et enregistre avec son nouveau groupe, Pigface. La dispersion du groupe semble définitive.


1992-1996 : à nouveau sur le devant de la scène

Youth et Jaz Coleman, en concert à Nottingham en 1994Cependant, en 1992 démarre une nouvelle phase pour Killing Joke. Cette année-là, Virgin Records finance la compilation Laugh? I Nearly Bought One! et Geordie Walker est contacté afin de vérifier qu'y sont inclus les morceaux les plus représentatifs du groupe. Il fait alors appel au producteur Youth pour savoir si ce dernier dispose encore de vieilles photos du groupe afin d'illustrer le livret de l'album. Depuis les incidents l'ayant opposé à Coleman, Youth a enregistré quelques albums avec Brilliant et est devenu un producteur renommé. Les deux ex-collègues retrouvent une certaine complicité, et finalement, Youth propose de reformer Killing Joke.

En utilisant à bon escient les nombreux contacts de Youth, Killing Joke est rapidement signé sur Zoo Entertainment, une division de BMG. Pandemonium est enregistré aux printemps, été et automne 1994 aux studios York en Nouvelle-Zélande, dont Coleman est copropriétaire, et aux studios Butterfly de Youth à Brixton. L'album est co-produit par Youth, on trouve un certain Geoff Dugmore à la batterie, et certaines parties vocales sont enregistrées (sans autorisation) dans la chambre du Roi de la grande pyramide de Gizeh en Égypte. Faisant fusionner leur « vieux » son avec des influences plus métalliques, le groupe renoue avec le succès commercial puisque le single Millenium est diffusé très régulièrement sur les stations de radios états-uniennes. Ils reprennent la route pendant une bonne partie de l'année 1994 et au cours des premiers mois de 1995, jouant devant un public mélangeant vieux fidèles et jeunes - qui prennent Killing Joke pour un groupe tout récemment formé.


Jaz Coleman sur scène, lors d'un concert de Killing Joke à Manchester en 1994. On distingue Geordie Walker en arrière-plan.Suit, en 1996, l'album Democracy. Ajoutant, sur nombre de morceaux, une rythmique lancinante jouée à la guitare acoustique à l'habituel son électrique de Walker, l'album marque un nouveau changement dans le style du groupe. Toutefois, sont abordés des thèmes devenus récurrents chez Killing Joke. Les « leaders » du monde occidental sont la cible de critiques violentes, de même que le système démocratique en général. En annexe on retrouve la violence et l'inégalité, rejetées avec force par le chant de Coleman, qui passe du murmure léger, dans des morceaux comme Pilgrimage, aux hurlements de rage du dernier titre, Another Bloody Election. L'album, après le très métallique Pandemonium, aura du mal à conserver au groupe les fans récemment acquis. S'ensuit une tournée étalée sur les années 1996 et 1997, puis une nouvelle période de silence qui dure 6 années et laisse les « gatherers » dans l'expectative.


1996-2003 : une longue parenthèse
Durant cette parenthèse, bien peu nombreux sont ceux qui auraient parié sur un futur album. Jaz Coleman se recentre sur sa seconde passion, l'écriture pour orchestre symphonique. À cette fin, il vit de plus en plus souvent à Prague, en République tchèque. Il connaît un bon succès en arrangeant les ½uvres de groupes comme les Doors, faisant interpréter ses versions par l'Orchestre national de Prague avec, comme soliste, le célèbre violoniste Nigel Kennedy. L'ère Killing Joke semble bel et bien terminée. Coleman fait cependant des rencontres fort intéressantes sur le plan musical, qui sont évoquées dans le film tchèque Rok Ďábla. Les membres du groupe se font discrets, évitant en entretien de s'exprimer sur la possibilité d'une reformation. Killing Joke acquiert ce statut légendaire qui, souvent, n'échoit qu'aux groupes définitivement disparus.


2003 : retour en grâce
Mais Coleman, Walker et Youth se reforment en trio et en 2003, créent la surprise en sortant un second album nommé Killing Joke, comme l'était le tout premier. La machine est extrêmement bien huilée, tout est fait pour que l'album soit un succès. Les morceaux sont préparés en studio, et la batterie est confiée à Dave Grohl, ancien batteur de Nirvana et chanteur-guitariste des Foo Fighters. Ce dernier suit les rythmiques lourdes, quasi-tribales, préparées en studio sur séquenceur et leur donne vie avec talent. Grohl parle à cette occasion de l'admiration sans borne que les membres de Nirvana vouaient à Killing Joke. Le teaser de l'album (morceau destiné à appâter l'acheteur) se retrouve sur le CD mensuel de nombreux magasines musicaux à travers le monde. Killing Joke retrouve un public perdu depuis Pandemonium, celui des fans de metal et de musique industrielle. Les critiques sont globalement excellentes, l'album est souvent cité comme l'un des meilleurs de l'année, voire le meilleur album rock, tous styles confondus. Le groupe n'avait pas réussi à fédérer autant de monde autour de sa musique depuis bien des années.


Killing Joke, au London Astoria, le 14 octobre 2005.Le thème principal de cet opus est l'opposition farouche de Coleman à la guerre en Irak initiée par George W. Bush. À noter aussi, sur des morceaux comme Asteroid, une tendance assumée au millénarisme. Les compositions sont signées Coleman/Glover/Walker, mais Raven apparaît tout de même dans les crédits de l'album. Personne ne sait avec certitude qui tient la basse sur l'album, cependant Raven est bien le bassiste de la tournée qui s'ensuit. Cette tournée couvre l'Europe, les États-Unis et l'Australie en 2003 et 2004, avec, derrière la batterie, Ted Parsons, un ancien de Prong.

L'année 2005 est celle de la consécration avec deux soirées anniversaire pour célébrer les 25 ans du groupe. Le Shepherds Bush Empire, beau petit théâtre à l'italienne de Londres, est rempli pour l'événement. S'ensuivent un DVD d'excellente facture et un album live sur CD et vinyle. Ben Calvert, jeune et talentueux batteur, se joint au groupe en compagnie d'un nouveau claviériste, Reza Udhin. Dans la foulée, Killing Joke assure la première partie (été 2005) du groupe Mötley Crüe, nouvellement reformé. Au vu des performances comparées des deux groupes sur scène, un critique sort cette pique : « à la place des Mötley Crüe, je ferais dans mon pantalon ». Pour sa part, Coleman dit du célèbre groupe que leurs QI additionnés sont à peine aussi élevés que la température ambiante (« their collective IQ barely touches room temperature »).


2006 : sortie de Hosannas from the Basements of Hell

Commence alors le travail de création et d'enregistrement de leur nouvel album. La ville de Prague étant devenue le point de chute du groupe, c'est là que naît Hosannas from the Basements of Hell. Petr Zelenka, qui a dirigé Coleman dans le film Rok Ďábla, réalise le clip du titre phare de l'album. Sorti en avril 2006, cet opus délivre une énergie brute qui remonte loin dans l'histoire du groupe. Le son rappelle le côté cru, brutal et sans artifice entendu sur Extremities.... Une nouvelle fois, l'accueil est excellent et les ventes suivent le même mouvement. Immédiatement après la sortie de Hosannas ..., Killing Joke entame une tournée européenne. Paul Raven quitte cependant assez vite la scène pour aller tourner avec son autre formation, Ministry. Il est remplacé par Kneill Brown. Le 10 juin 2006, le groupe occupe la scène MySpace du Download Festival, recevant pour l'occasion une excellente critique de la part du magasine Kerrang. La partie automnale de la tournée est annulée pour raisons de santé et le groupe ne s'est pas encore exprimé sur un éventuel redémarrage.

En octobre 2006, Jaz Coleman est nommé compositeur résident pour l'Union européenne et est donc appelé à composer et jouer ses musiques pour toute occasion spéciale au sein de l'Union. Il est également compositeur résident en République tchèque, son pays d'adoption depuis 7 ans, ainsi qu'en Nouvelle-Zélande.


Killing Joke, Coleman et le monde de l'occulte

Voir l'article Jaz Coleman.
Jaz Coleman, occultiste érudit, est également connu pour sa propension à ajouter de très nombreuses références à ses croyances mystiques et philosophiques dans ses textes et compositions musicales. L'univers visuel de Killing Joke est lui aussi fortement teinté de symboles.

Pour plus d'information sur les occurrences mystiques dans les albums de Killing Joke, voir également les articles de la section discographie, ci-dessous.


Discographie & filmographie
Les dates de sorties indiquées sont celles correspondant aux éditions originales, au Royaume-Uni. Les plus anciens albums de Killing Joke ont été récemment remasterisés et réédités chez Virgin Music. Cependant, il n'est pas fait mention de l'année de première publication sur ces albums, mais uniquement de l'année de réédition. Ainsi, certains CD de Revelations portent un copyright en date de 2005 au lieu de 1982. On peut distinguer ces rééditions des originaux grâce à la mention « KILLING JOKE: remastered with bonus track(s) » figurant en couverture, sur le côté gauche. Les charnières de boîtier des albums remasterisés sont en plastique transparent, tandis que celles des originaux sont en plastique gris opaque.




Albums studio et enregistrements en public Titre Année:

Killing Joke 1980
What's THIS for....! 1981
"HA" - Killing Joke Live 1981 format maxi 45t, réédité récemment sur CD avec plusieurs titres bonus
Revelations 1982 réédité récemment sur CD avec plusieurs titres bonus
Fire Dances 1983 réédité récemment sur CD avec plusieurs titres bonus
Night Time 1985
Brighter than a Thousand Suns 1986
Outside the Gate 1988
The Courtauld Talks 1989 enregistrement d'une conférence donnée par Coleman, avec accompagnement musical par Geordie Walker
Extremities, Dirt & Various Repressed Emotions 1990 épuisé, cet album est relativement facile à se procurer sur le marché de l'occasion
Pandemonium 1994
BBC in Concert 1995
Democracy 1996
Killing Joke 2003 pour éviter la confusion avec le premier album, cet opus est aussi appelé « 2003 » ou encore « Killing Joke 2003 »
XXV Gathering! - Let Us Prey 2005 également disponible en vinyle
Hosannas from the Basements of Hell 2006 également disponible en vinyle




Compilations et coffrets Titre Année Informations complémentaires :

An Incomplete Collection 1990 compilation épuisée, coffret de 5 disques vinyle couleur en tirage limité à 4000 exemplaires
Laugh? I Nearly Bought One! 1992
Wilful Days 1995
Alchemy - the Remixes 1996 compilation de remixes par plusieurs grands noms des musiques techno, ambient et industrielle
No Way Out but Forward Go 2001
Killing Joke for Beginners 2004 cette compilation couvre les années 1980 à 1988
Chaos for Breakfast 2004 sorti pour l'anniversaire du label Malicious Damage, reprenant en 5 CD les pochettes originales des premiers maxi-45 tours du groupe, avec un album de photos noir et blanc et deux rééditions d'autocollants d'époque
Inside Extremities, Mixes, Rehearsals And Live 2007 CD1 : "Live in Pied – France 7th June 1991" (14 titres) - CD2 : remixes, inédits,... (12 titres)
Bootleg Vinyl Archive Vol.1 2007 Coffret 3CD - 44 titres : Compilation approuvée par le groupe, regroupant des bootlegs reproduits et remasterisés pour la première fois en CD (Enregistrements d'origine sortis sur vinyls au cours des années 80) : Live At Venue / Live In London + Bonus CD : Porchester Hall 1988
Bootleg Vinyl Archive Vol.2 2007 Coffret 3CD - 46 titres : Compilation approuvée par le groupe, regroupant des bootlegs reproduits et remasterisés pour la première fois en CD (Enregistrements d'origine sortis sur vinyls au cours des années 80) : The Bums Rush (demos) / The Act Is Done / Live At Joker Place + Bonus CD : Astoria 20/09/94







Enregistrements vidéo Titre Année Informations complémentaires
XXV Gathering! - The Band that Preys Together Stays Together 2005 concert filmé au Shepherds Bush Empire à Londres à l'occasion des 25 ans de production discographique du groupe


Anecdotes
Au début des années 1980, une des affiches du groupe destinée à annoncer une série de concerts à Londres leur vaut d'être frappés par la censure : elle représenterait le pape Pie XI bénissant une haie d'honneur de soldats nazis peu de temps avant le début de la Seconde Guerre mondiale. Il s'agit en fait d'une photo prise en 1934 et montrant l'abbé catholique allemand Albanus Schachleiter au congrès de Nuremberg. Peut-être par provocation, cette même image est reprise sur la couverture de la compilation Laugh? I Nearly Bought One! sortie en 1992. Les croix gammées des brassards sont cependant remplacées par les symboles monétaires de la livre sterling et du dollar états-unien.
Les paroles de la chanson Turn to Red seraient dues aux sentiments anti-communistes de Coleman à l'époque. Il est à noter que les symboles d'oppression, comme la croix gammée nazie (voir ci-dessus), la faucille et le marteau communistes et les symboles de l'impérialisme américain sont souvent entremêlés dans la communication visuelle du groupe. Le logotype actuel du groupe entrecroise le K et le J pour les faire ressembler, à distance, à la faucille et au marteau.
La couverture de l'album Revelations montre deux des emblèmes les plus connus de la franc-maçonnerie, le compas et l'équerre. Le choix de ce symbole peut résulter soit de l'aversion de Coleman pour les sociétés secrètes ayant pour but d'acquérir le pouvoir, soit encore de ses inspirations occultes personnelles.
À la sortie du morceau Come as You Are du groupe Nirvana, les membres de Killing Joke crient au plagiat, le thème de guitare reprenant précisément celui de leur vieux succès, Eighties. Une controverse oppose encore aujourd'hui plusieurs protagonistes et journalistes musicaux quant aux suites données à cette affaire : le magazine Rolling Stone explique qu'aucun procès pour violation des droits d'auteurs ne s'en est suivi, parce que les plaignants n'avaient pas, à ce moment, les moyens financiers nécessaires à ce type d'action en justice. Selon Coleman, Kurt Cobain « plaide coupable » au cours d'une conversation privée, avouant que Come as You Are est bien inspirée par Eighties et l'affaire en reste là. D'autres sources font bien état d'un procès, au cours duquel la demande des plaignants aurait été rejetée. On parle également d'un arrêt des poursuites après le décès de Cobain. En tout état de cause, les relations entre les deux groupes restent bonnes, les parties en présence ayant apparemment choisi de laisser leurs avocats respectifs faire leur travail.

Composition chronologique du groupe
Chronologie de la composition de KILLING JOKE
1978 J. Coleman, G. Walker, P. Ferguson, M. Glover
1982 J. Coleman, G. Walker, P. Ferguson, P. Raven
1988 J. Coleman, G. Walker, P. Ferguson
1989 J. Coleman, G. Walker, M. Atkins, Taif, J. Bechdel
1990 J. Coleman, G. Walker, M. Atkins, P. Raven, J. Bechdel, A. Rourke
1994 J. Coleman, G. Walker, G. Dugmore, M. Glover
2003 J. Coleman, G. Walker, D. Grohl, M. Glover, P. Raven, T. Parsons, N. Walker
2005 J. Coleman, G. Walker, B. Calvert, P. Raven, K. Brown, R. Udhin
Présentée ci-dessous dans l'ordre alphabétique, cette liste non-exhaustive prend en considération les éléments du groupe dont la participation a été suffisamment longue et/ou notable pour diverses raisons (influence musicale au sein de Killing Joke, autres collaborations dans des groupes majeurs, etc.). Se reporter au tableau ci-contre à droite pour la chronologie.

Bassistes : Kneill Brown, Martin "Youth" Glover, Paul Raven, Andy Rourke, Taif
Batteurs : Martin Atkins, Ben Calvert, Geoff Dugmore, "Big" Paul Ferguson, Dave Grohl, Ted Parsons
Chanteur, claviériste : Jeremy "Jaz" Coleman
Claviéristes additionnels : John Bechdel, Reza Udhin, Nick Walker
Guitariste : Kevin "Geordie" Walker

# Posté le vendredi 20 avril 2007 09:44